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InfraNum reçoit les candidats à la Présidentielle 2022

Philippe le-Grand infranum

InfraNum recevait les candidats à l’élection présidentielle lors d’un regard croisé afin de recueillir leurs réactions, suite à la publication de « trente propositions pour une France connectée et durable ».

Source : « Présidentielle : les candidats exposent leur projet numérique à la fédération InfraNum » 

Philippe Le Grand, le président d’InfraNum, introduit cette journée et appuie sur l’importance du numérique. Quatre thèmes ont été définis par la fédération « Pour une France connectée et durable » : la question des réseaux, les défis environnementaux, la compétitivité nationale et les compétences professionnelles. Le premier enjeu de la filière est avant tout de généraliser la fibre optique d’ici 2025. Au cœur des enjeux également : la transition environnementale mais aussi l’accompagnement des entreprises à l’export. Sept représentants des candidats aux élections présidentielles ainsi qu’un candidat étaient présents hier pour exposer leur projet en matière de numérique, s’ils sont élus à la tête du pays le mois prochain.

Retrouvez toutes les propositions des candidats en consultant l’article en ligne ci-dessus.

En résumé :

https://www.agglotv.com/?p=61450

L’enjeu majeur du numérique

Cet événement a d’abord eu l’intérêt de mesurer l’enjeu accordé par chacun au numérique. Et le constat est unanime : il constitue un enjeu majeur, non seulement économique (attractivité des territoires notamment), mais aussi sociétal et environnemental. « Notre pays doit être prêt pour la prochaine révolution économique et sociétale que représente le numérique » lance Sylvain Raifaud pour Yannick Jadot. Alexandre Schön, représentant de Jean-Luc Mélenchon, le qualifie même de « chance » tout en appelant à une extrême vigilance quant aux « pratiques capitalistiques et non éthiques ».

Tous s’accordent également sur la nécessité d’aboutir à une couverture du territoire en THD complète, sans zone blanche – en fixe comme en mobile. Celle-ci, voulue par Emmanuel Macron en 2017, est renouvelée dans le programme de ce dernier pour 2025. Nelly Garnier indique même que Valérie Pécresse souhaite instaurer « un bonus financier pour les collectivités qui achèveront le déploiement avant 2024 ». Cela dit, chacun est conscient des difficultés à venir à commencer par la question des raccordements complexes, de leur financement et de certains freins opérationnels à lever, mais sur lesquels beaucoup semblent confiants. Sur ce sujet, Eric Bothorel, pour Emmanuel Macron, annonce être favorable à la mobilisation de financements supplémentaires pour la complétude du réseau très haut débit.

Cette équité d’accès au très haut débit interroge également sur la notion de péréquation et de pérennité des réseaux. Face à Nicolas Dupont Aignan qui souhaite « un réseau national unique, que les opérateurs louent » ou Jean-Luc Mélenchon qui demande « une réforme du zonage AMEL – AMII et de la réglementation », beaucoup ont conscience du besoin de financement lié. Le rôle et le pouvoir des collectivités semblent alors « à renforcer » selon Yannick Jadot ou Jean Lassalle. Tandis qu’Anne Hidalgo, représentée par Sébastien Vincini, souligne l’importance des partenariats publics-privés ou la nécessité de mettre en place une gouvernance numérique autonome et indépendante.

Finalement c’est avant tout l’humain qui est placé au cœur du numérique.

Partagée par tous les hommes politiques interrogés, l’universalité de ce service ne fait aucun doute. Si Jean-Luc Mélenchon préconise de « l’inscrire dans la constitution » et qu’Emmanuel Macron estime qu’il faut « avoir les mêmes exigences sur les réseaux télécoms que sur ceux de l’énergie », le curseur se place au niveau des usages. « Il faut penser le numérique comme centré sur les besoins et les usages de tous les français » explique Sébastien Vincini. Et d’enchaîner avec la question suivante : celle de l’inclusion, qui figure déjà en tête des priorités des programmes numériques d’Emmanuel Macron et d’Anne Hidalgo.

Autre volet humain : l’emploi et la formation. La quasi-totalité des équipes de campagne insiste sur la nécessité de renforcer la formation continue, de former davantage au numérique (400.000 ingénieurs et techniciens supplémentaires dans les 5 ans selon Emmanuel Macron, création d’une école du numérique pour Valérie Pécresse, instauration d’un apprentissage informatique plus tôt dans les programmes scolaires pour Jean Lassalle avec un CAPES numérique) ou encore d’investir davantage dans la recherche, en plus de la formation initiale avec un apprentissage en alternance pour Anne Hidalgo.

Sécurité et souveraineté numérique

Les questions de la sécurité et de la souveraineté numérique se sont nettement invitées dans les programmes des candidats. Il faut dire que les récentes crises interrogent sur la gestion des données, le développement des datacenters, la cyber-sécurité, etc. Beaucoup considèrent pour cela qu’il faut renforcer l’attractivité de nos territoires, nos savoir-faire vu comme le « premier rempart de la souveraineté » pour Eric Bothorel et notre arsenal législatif avec « une loi souveraineté et responsabilité numérique avec un cloud souverain et un Parquet national de la cyber-sécurité » pour Valérie Pécresse.

Les oubliés des programmes…

Reste que certaines propositions d’InfraNum ont été « effleurées » comme l’accompagnement à la digitalisation des TPE-PME, la création d’un véritable Ministère du numérique (ou plutôt d’un « ministère de l’aménagement du territoire » souhaité par Nicolas Dupont-Aignan), la 5G qui est surtout plébiscitée pour son enjeu industriel, l’export du savoir-faire de la filière, et enfin l’ambition d’une France composée de territoires connectés.

L’enjeu environnemental lié au numérique a souvent été abordé notamment par Sylvain Raifaud pour exiger plus d’éthique et de réglementation en vue de limiter les émissions liées au secteur, même si des optimisations dans la gestion de nos territoires sont évoquées grâce au numérique.

Créée fin 2012 pour accompagner le Plan France Très Haut Débit, la fédération InfraNum regroupe plus de 200 entreprises représentatives de l’ensemble des métiers de la filière des Infrastructures du numérique (bureaux d’études, opérateurs, intégrateurs, équipementiers, fournisseurs de services, etc.). InfraNum est membre fondateur du Comité Stratégique de Filière « Infrastructures numériques » signé par le gouvernement en décembre 2019.

Partenaire industriel de tous les territoires connectés ou à connecter, la fédération soutient l’aménagement numérique et le développement des usages sur les territoires à travers l’utilisation d’une infrastructure neutre, ouverte et mutualisée. Ses thèmes d’actions prioritaires, au-delà du déploiement du THD : les smart territoires et la gouvernance de la donnée ; l’emploi et la promotion des métiers liés à la fibre ; la valorisation et la promotion à l’étranger du modèle des réseaux à la française. 

Interlocuteur privilégié du gouvernement, des principaux organes de décision français dédiés au numérique (ANCT, ARCEP, CSNP), ainsi que des collectivités et de leurs associations, elle favorise les partenariats entre acteurs publics et privés, comme avec l’ensemble des acteurs institutionnels et techniques.

Retrouvez ci-dessous les représentants des candidats :

philippe le grand

Philippe Le Grand

F-Lefebvre Naré Lasalle

Frédéric Lefebvre-Naré représentant Jean Lasalle

N Garnier Pecresse

Nelly Garnier représentant Valérie Pecresse

E Bothorel Macron

Eric Bothorel représentant Emmanuel Macron

Nicolas Dupont Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

s raifaud jadot

Sylvain Raifaud représentant Yannick Jadot

A Schon Melenchon

Alexandre Schon représentant Jean-Luc Mélenchon

s vincini hidalgo

Sébastien Vincini représentant Anne Hidalgo

29 mars 2022